Editions Studio graph

Accueil > Le Prisonnier de la Dive > Atelier Perrousseaux éditeur

Atelier Perrousseaux éditeur

2004

Le site

un remarquable souvenir de Gérard Blanchard

Le contenu de cet ouvrage, de format BD, a été conçu pendant les dix dernières années de la vie de Gérard Blanchard, un de mes maîtres, un des piliers des Rencontres internationales de Lure, décédé en août 1998. Il nous parlait de temps à autre de ce prisonnier de la Dive, qu’il a écrit, dessiné et peint, livrant non seulement une histoire, mais également son histoire. Une œuvre littéraire et sa génèse.
Le titre était joli, mais je n’avais jamais vraiment bien sû de quoi il s’agissait, sinon que ça s’était passé là-bas, en Vendée, au bord de l’Atlantique, il y a bien longtemps. Depuis ma Haute-Provence, ça fait bien loin. Et, bien sûr, pour Gérard cette épopée imaginaire et sublimée comptait beaucoup.

Et voilà que le fils aîné de Gérard et Anne-Marie Blanchard, Luc le graphiste, et sa compagne Véronique, matérialisent graphiquement et typographiquement l’œuvre du père, organisent cette œuvre foisonnante, recherchent l’œuvre rêvée au-delà de l’œuvre réelle. Il en résulte un livre à multiples entrées qui entraîne le lecteur dans les pas d’un grand bâtisseur de rêves.

J’ai reçu le mailing, y ai répondu et ai reçu l’ouvrage. Je le feuillette, trouve qu’il mérite une attention particulière et l’emmène en Corse (le pays de ma belle famille) où je partais passer deux semaines.
Là-bas, loin du continent, j’ai pris le temps de tout lire, de tout bien regarder, et je reste émerveillé et par l’œuvre de Gérard (que l’on revoit en train de parler et qu’on entend en lisant son texte) et par celle du fils qui a réalisé un travail de collation des documents épars, de compréhension du sujet, de découpage du scénario et de mise en page, vraiment intelligent , et je lui tire mon chapeau. C’est un régal culturel, c’est bien foutu, c’est bien. Et ce n’est pas prétentieux.

On trouvera quelques petits défauts, comme toujours, comme le corps du caractère Venitian 301 (qui ressemble au Goudy) utilisé en pages de droite (consacrées au récit de Gérard, alors que les pages de gauche sont consacrées à des compléments informatifs, un peu comme le rôle des gloses des livres manuscrits) que je trouve un peu petit à 64 ans, mais que Luc et Véronique doivent trouver tout à fait adapté à la vue que l’on a à leur âge. Ainsi va le monde.
Les pages de gauche sont typographiées en Rotis Sans et Rotis Demi, et les principaux titrages en Bâtarde bourguigonne de Thierry Gouttenègre, dans l’esprit de la très belle bâtarde manuscrite usitée à la cour des ducs de Bourgogne au XVe siècle.


Je signale encore que Atelier Perrousseaux éditeur a publié le dernier livre de Gérard Blanchard, Aide au choix de la typo-graphie, sorti en mai 1998. Gérard me disait que dans cet ouvrage, il avait mis tout ce qu’il savait, et qu’il ne pouvait rien mettre de plus.
Grand cardiaque, il savait qu’il ne ferait pas de vieux os et il aimait dire à la ronde que ce livre était son testament typographique. Personne ne le prenait au sérieux. Il est mort 4 mois après la sortie du livre.

Pour plus d’information sur ce livre, voir notre site http://www.perrousseaux.com

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.