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Le pacifisme une passion française

lundi 18 juillet 2005

Yves Santamaria - éditions Armand Colin 2005

1918 - 1933 La paix inquiète

Contre ce dernier [l’appareil militaire de la bourgeoisie], le jeune PCF avait en effet engagé un combat qu’il présentait comme sans merci, conformément à la quatrième condition d’adhésion à la IIIème internationale :

Le devoir de propager les idées communistes fait un devoir spécial de poursuivre une propagande énergique et méthodique dans l’armée. Là où cette propagande est interdite par les lois d’exception, il faut la poursuivre illégalement. Ne pas remplir cette tâche équivaudrait à une trahison du devoir révolutionnaire et serait incompatible avec l’adhésion à la IIIème internationale. (l’humanité 8 octobre 1920)

Accepter de remplir cette tâche impliquait de ne pas sous-estimer les risques de répression. Le Parti releva le gant lors de l’intervention française dans la Ruhr (janvier 1923), épisode qui permit à la jeune garde militante, la plus exposée, de commencer - Jacques Doriot en tête - son ascension dans l’appareil. La semi-clandestinité exigée par les circonstances fut pour eux l’occasion d’un authentique stage professionnalisant qui les mit en contact avec les cadres kominterniens liés ou non avec l’espionnage soviétique.