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OCAPI : l’ancienne plaine d’épandage va accueillir un bois

samedi 14 juillet 2018, par Luc Blanchard

La plaine de Pierrelaye-Bessancourt, dans le Val d’Oise, a reçu, pendant plus de cent ans, eaux d’égout et boues de station d’épuration de l’agglomération parisienne. Alors que le destin des « eaux usées » de la métropole parisienne est à nouveau mis en débat, cet ouvrage replace la question de la valorisation des nutriments issus des urines et matières fécales au cœur de la multiplicité des enjeux du territoire.

Initiée avec la ferme modèle de la Haute Borne à Méry-sur-Oise, à la fin du XIXème siècle, ferme industrielle embauchant jusqu’à 400 personnes, cette pratique de fertilisation a permis un maraichage très productif sur des sols au départ assez pauvres. Elle s’est poursuivie jusqu’en 1997. Elle a été finalement interdite, suite à des alertes associatives : les métaux lourds accumulés au fil du temps dans les sols via les effluents urbains, rendent les plantes impropres à la consommation. L’ouvrage « Plaine en devenir », écrit par le journaliste Le journaliste Luc Blanchard, revient sur cette histoire. Il retrace aussi les débats contemporains concernant l’aménagement de la plaine. Cultivée pendant un temps en maïs pour l’alimentation animale – le maïs accumule peu les métaux lourds -, la plaine fait également l’objet d’installations d’habitats informels. Si elles concernent des parcelles agricoles acquises légalement, ces pratiques ne cadrent pas avec les projets d’aménagement portés par les communes concernées, pas plus que les « décharges sauvages » (dépôt d’ordures sans autorisation) qui émaillent les espaces laissés vacants.

Plusieurs scénarios se dessinent : cultures non alimentaires, scénario de dépollution avec décapage complet des sols…finalement, le devenir de l’ancienne plaine maraichère se dessine. Elle va être reboisée – en tenant compte des risques d’infiltrations – et en partie urbanisée : l’agglomération poursuit sa croissance. Pendant ce temps-là, de nouvelles solutions se dessinent pour penser la valorisation des excrétas humains.

Voir l’intervention de Fabien Esculier, p. 73, à propos de la séparation à la source.


Voir en ligne : https://www.leesu.fr/ocapi/2018/06/...