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Alfred Griot, dit Rosmer

janvier 2003

Histoire intérieur du Parti communiste IV

Philippe Robrieux, éditions Fayard

(...) Ce n’est qu’au bout d’un certain nombre d’années - il n’est pas de la première équipe de La Vie ouvrière en 1909 - qu’il aura suffisament évolué pour rejoindre Pierre Monatte* et les syndicalistes de sa revue. Entre-temps, il avait renontré Amédée Dunois, peut-être au goupe des Etudiants socialistes révolutionnaires dant les adhérents n’étaient ni tous étudiants, ni tous socialistes révolutionnaires au sens commun du terme, mais souvent anarchistes. Venu à La Vie ouvrière, il s’intègre bientôt au "noyau", ce comité de rédaction informel qui en assure la direction. Ayant abandonné en 1912 son emploi administratif, il devient très vite le collaborateur le plus régulier, le plus sérieux etle plus efficient de Pierre Monatte. Dans l’intervalle, le fonctionnaire de la préfecture qu’il était... avait choisi d’adopter le nom d’un héros d’Isben : en devenant Rosmer, il exprimait peut-être, comme le notera son camarde Roger Hagnauer, sa volonté de devenir lui même et d’aller de l’avant avec audace et énergie en abandonnant à jamais la "ronronnante sécurité du bureaucrate" (...)

* "Monatte, c’est notre Lénine français" Rapporté par Roger Hagnauer dans La Révolution prolétarienne, de janvier 1951.